CAMARET-SUR-MER.
Courte notice
par JOSEPH TEPHANY

Qui pouvait mieux que le chanoine Téphany, doyen du chapitre
de la cathédrale de Quimper, et natif de Camaret-sur-Mer, évoquer
sa ville d'origine avec ce talent narratif et cette allégresse
et surtout cette profonde connaissance des lieux ? Il fallait en effet
un historien et un homme du cru pour entraîner les lecteurs,
d'entrée, à travers ce terroir du Finistère,
peuplé de coins charmants et de sites sauvages, tout autour
d'un port « riant et original, par beau temps, et refuge tout
voisin de la grosse houle par mauvais temps » et le faire pénétrer
au coeur d'une ville où, entre autres édifices, la chapelle
de Notre-Dame-de-Rocamadour et le fort Vauban, dit le Château,
ont une histoire fertile en péripéties. Ensuite, toujours
en marchant sur les traces du chanoine, on montera à la pointe
du Gouin, qui se trouve en face de la pointe des Capucins (magnifique
panorama : côte de Roscanvel, entrée du Goulet de Brest
et côte du Bas-Léon, avec ses anses, ses criques, ses
forts, ses sables...), avant de gagner la Pierre-du-Conseil, ou la
presqu'île de Toulinguet, et d'admirer les rochers du Garrec-Hir
et la pointe de Saint-Mathieu, les Pierres-Noires et l'île de
Sein.
On fera aussi quelques pas sur la grève de Penhad (oiseaux
de mer et grottes toutes proches), on grimpera jusqu'au village de
Lagajar (enceinte mégalithique), puis on s'acheminera vers
la Pointe-aux-Pois, en passant par la Salle-Verte, les Tas de Pois
(immenses rochers semblables à de hautes meules de foin), et
en contemplant du haut du promontoire les très nombreux écueils
et brisants... On terminera par les grèves... |