BOURBON-L'ARCHAMBAULT pendant la Révolution
Française
par JULES GRAS

Ville d'eaux importante depuis plusieurs siècles, qui fut fréquentée
(entre autres) par Scarron et Mme de Sévigné, Boileau
et Mme de Montespan, et à l'époque contemporaine par
Saint-Saëns et Paul Doumer, Bourbon-l'Archambault peut sans doute
se prévaloir d'un succès beaucoup plus ancien - ses
sources étaient déjà appréciées
par les Romains - mais elle reste avant tout le berceau des Bourbons,
donc du Bourbonnais, d'abord simple seigneurie, puis duché-pairie
qui allait devenir, au XVe siècle, l'un des grands États
féodaux français, rattaché à la Couronne
au début du XVIe siècle. Par la suite, cette gloire,
souvent guerrière, s'établit au détriment de
la région qui nous intéresse ici : celle de Bourbon-l'Archambault
et des campagnes environnantes ; pendant la Fronde, « les soldats
brûlaient et pillaient tout ce qui leur tombait sous la main
» et les paroissiens d'Ygrande (par exemple) devaient donner
à la troupe nourriture et logement, exposés, par ailleurs,
aux brutalités de la soldatesque.
L'augmentation de la taille s'étant poursuivie, de surcroît,
jusqu'à la Révolution (1776, année grevée
d'intempéries et hausse continuelle des grains par la suite),
les habitants de Bourbon-l'Archambault - qui allait devenir Burges-les-Bains
jusqu'en 1801... |