| PLEUDIHEN-SUR-RANCE
(Essai historique sur)
par Eugène Abbé Brebel

Pleudihennais par naissance et par conviction, l'abbé Brébel
s'est plongé dans les documents de référence
(registres de la paroisse et de la mairie, archives du presbytère
de Pleudihen, statuts de la confrérie de Saint-Nicolas, répertoire
bio-bibliographique de Kerviler, ouvrages de Dom Morice, Jollivet,
Guillotin de Corson...) avec la passion d'un véritable érudit
en quête de traces ou de faits. Il ne chante pas ici «
Que j'aime mon vieux bourg, mon vieux bourg de Bretagne »,
comme Évariste Boulay-Paty ; il brosse pour nous un panorama
encyclopédique de son village natal, gravures, écussons,
appendices, pièces justificatives et table alphabétique
des localités à l'appui. Rien d'austère, au
demeurant, dans ces illustrations et ces textes qui enrichissent
le propos ; la mission de l'auteur étant de tout dire sur
Pleudihen, il nous présente d'abord le village dans sa réalité
physique, avec « l'unique rivière digne de ce nom»,
la Rance, des ruisselets (le Guilliers), ses quatre étangs
maritimes, ses éminences (le tertre de Beaumereuc), sa population,
d'origine normande, dit-on, grossie par l'afflux d'Acadiens au XVIIIe
siècle.
Outre la mer si proche (pêcheurs à Terre-Neuve, marins
au long cours, port de Mordreuc), la terre fertile a été
la grande nourricière, le vin, puis le bon cidre de Pleudihen
s'expédiait jusqu'à Paris, on pratiquait les industries
du bâtiment, on filait le lin et on fabriquait des chaises
d'église. Par ailleurs, l'histoire du terroir a des origines
lointaines : les lieux furent habités très tôt
(dolmens accolés, haches...
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