SEDAN d'hier (A travers le) - Tome II
par ERNEST HUPIN

L'ouvrage que nous présentons ici est le second, et dernier,
volume de : À travers le Sedan d'hier. Notes humoristiques,
qui constitue un panorama étonnant de l'histoire, au quotidien,
de cette belle cité. Poursuivant une déambulation à
travers la ville, commencée dans le volume I, nous passons
tout d'abord rue des Francs-Bourgeois, où, dans la deuxième
maison, « au 3e étage, en face le toit de l'église
», se trouvait une école, dirigée par le père
Guérin, coiffé d'un bonnet de soie noire (comme dans
la chanson de Béranger), tandis qu'au n 21, l'estaminet de
la Grappe de Raisins était le lieu de réunion des commissaires
de la Saint-Blaise qui conféraient avant la grande fête
annuelle. Puis nous suivons la vieille rue Sainte-Barbe, où,
jadis, il y eut une violente explosion de gaz, provoquée par
un pharmacien aux expérimentations trop hardies et où,
au n 11, au cours d'une perquisition effectuée par les représentants
de la Convention, on découvrit des batteries de fusils démontées,
des cartouches pleines, des bombes chargées et de la poudre
!
En arrivant place du Château, nous nous rappelons que l'immeuble
du coin fut surtout célèbre par « la sinistre
affaire de Drappier, dit la Boulette, et coiffeur de son état,
» tué d'un coup de merlin, en plein midi, son assassin
étant demeuré inconnu. Quant à la place du Barbeau,
elle était le rendez-vous d'un grand nombre de ménagères
qui venaient chercher l'eau à la fontaine, par suite de la
suppression de celle qui était située à l'époque
dans la rue de La Marck. La rue de La Rochefoucauld fut nommée
ainsi, à l'occasion de la visite du duc de ce nom qui était
venu (en 1814) annoncer la paix et au n 1 de la rue Sillery... |