MASSERET.
Son histoire, sa châtellenie, ses communaux, sa paroisse
par BAILLOT D'ESTIVAUX

Membre de la Société archéologique et historique
du Limousin, F. Baillot d'Estivaux n'est pas seulement mû par
la curiosité (légitime) du chercheur ; cet ouvrage consacré
à l'histoire de Masseret, longtemps nommé Masseré,
mais aussi de Salon et de Meuzac, ainsi que de nombreux lieux-dits
comme Fregefond, Batterie, Rabaud, Beausoleil, Masfargeix, Chevailles...
nous le prouve abondamment : certes, le passé de Masseret qui
eut, de tout temps, une importance stratégique (station romaine,
motte féodale, château fort dès le IXe siècle...)
l'intéresse au plus haut point, mais ce qui sous-tend cette
étude riche et fouillée (chronologie rigoureuse, anecdotes,
chartes, vieilles coutumes, évolution administrative), c'est
sa volonté de pérenniser la réalité d'autrefois,
sans se laisser aveugler par l'idéologie du jour, et son désir
de faire connaître ce terroir corrézien (la châtellenie
et la commune de Masseré) dans son authenticité : «
Les régimes peuvent s'écrouler, écrit-il, les
gouvernements changer, le pays reste. »
Aussi brosse-t-il à l'intention des gens du cru, d'hier et
d'aujourd'hui, et de leurs nombreux visiteurs, un panorama complet,
historique et géographique de Masseré (sa situation
élevée l'a servi), depuis l'époque gallo-romaine
jusqu'au XIXe siècle. Utilisé par les féodaux
comme par les Romains pour la position favorable de son site qui lui
permettait de contrôler toute la région (mais on ne doit
pas confondre Masseré et la motte de la Renaudie qui se trouve
non loin du bourg), le lieu devient vite une forteresse, entourée
de quelques maisons (Eustorge de Masseré est cité... |