MOULINS-ENGILBERT à travers les temps par Albert Rabion

Jean-Jacques Rousseau, dans l'Émile, déclarait que « c'est par la petite patrie, qui est la famille, que le coeur s'attache à la grande ». Cette phrase, qui figure en exergue de l'ouvrage d'Albert Rabion, définit parfaitement sa démarche : Moulins-Engilbert n'est pas seulement pour lui le sujet d'une recherche historique (des origines jusqu'à l'époque contemporaine) et archéologique (églises, maisons anciennes, fortifications), mais aussi, et surtout, un lieu qu'il connaît bien pour y avoir longtemps vécu (sa « patrie d'élection ») et dont il dresse, à travers le temps et l'espace, un panorama exhaustif. Pour ce qui concerne ce terroir, rien ne lui est étranger : il y a étudié le sol et le sous-sol (formation tourmentée et laborieuse), l'hydrographie qui a joué un rôle dans ce processus, et le village d'autrefois, « blotti contre la colline où s'élevait le château », groupe de maisons dans une enceinte, au cœur d'un pays âpre et sauvage, habité d'abord par les Celtes, puis envahi par les Bagaudes, les Burgondes, les Huns, les Visigoths et les Francs. L'histoire des lieux lui étant familière, il nous entraîne jusqu'à l'époque contemporaine (Moulins-Engilbert chef-lieu de canton en 1800), à travers les mille péripéties guerrières et politiques de l'époque médiévale... |