AUXONNE (Le Vieil) - Essai historique, artistique
et anecdotique sur une cité frontière
par PIDOUX DE LA M

Auxonne, hameau autour duquel s'étaient regroupés des
pêcheurs et des bateliers, fut détruit dès les
premières invasions barbares. A la fin du IIIe siècle,
Constance Chlore y installa une colonie de Francs chamaves pour le
repeupler. Mais ce sont les moines de Saint-Vivant qui y fondèrent
leur monastère, détruit à son tour en 885 par
les Normands. Dès le XIe siècle, la seigneurie de la
famille de Vienne réduisait les droits monastiques, et au XIIe
siècle on y trouvait deux églises : « Moustier
», dédiée à Notre-Dame, et l'église
des Champs ruinée au XIVe siècle par les Tard-Venus.
Si on connaît l'existence du château entouré de
palissades et de fossés en 1197, c'est aussi à cette
époque que le comté d'Auxonne entre dans la maison de
Chalon, et c'est sous l'autoritarisme centralisateur de Richelieu
que la ville cesse d'être une capitale.
« Le fleuve est ici le roi ; roi qui crée la richesse
du commerce et qui entraîne la fondation de l'importante confrérie
des Bateliers sous le titre de Saint-Nicolas » : en 1775, plus
de 200 bateaux et barques étaient construits, et de nombreux
moulins s'érigeaient près du château. On comprendra
aisément que la vie d'Auxonne ait été ponctuée
par les nombreuses inondations de la Saône... |