AIGUES-MORTES
par J. Charles-Roux

Comment cette belle cité d'Aigues-Mortes, dressée dans
le désert liquide camarguais, n'aurait-elle pas séduit
l'historien poète Jules, Charles, Théodore Roux dit
: Charles-Roux. Elle réunissait dans ses constructions médiévales,
apparemment indestructibles, dans tous les aspects de sa puissance
érigée il y a plusieurs siècles, tout ce qui
pouvait séduire ce Marseillais apôtre de la langue d'oc,
qui était aussi un industriel par tradition familiale, un administrateur
chargé de nombreuses missions et un politique progressiste.
Comme ses illustres devanciers (en littérature), il était
tombé sous le charme de cette ville magnifique et austère,
sculptée par la lumière, mais en homme pratique et entreprenant,
il avait aussi mesuré le défi que représentait
cette architecture religieuse et guerrière dans cette étendue
d'eau et de terre.
Quelle foi et quel courage il avait fallu aux Aiguesmortains pour
édifier cette place-forte et la tenir par vents et marées,
contre le redoutable baron des Adrets et tant d'autres ennemis, vagabonds,
routiers et bandits de tout acabit ! Manifestement inspiré
par ces lieux, Charles-Roux ne se laisse pourtant pas égarer
par leur beauté lyrique ; il retrace une histoire d'Aigues-Mortes,
précise et rigoureuse, magnifiquement illustrée et riche
en anecdotes.
En sept chapitres enrichis de deux appendices sur les bohémiens... |