LEVIER
(Essai historique sur)
par PIDOUX DE LA MADUERE

La terre sur laquelle se dresse la localité n'a été
apprivoisée que très tard, notamment du fait de la forêt
dense qui s'imposait, domaine des fauves et des ours. Les voies romaines
encadraient alors à une large distance la région de
Levier. C'est au milieu du XIIe siècle qu'un ermitage apparaît
: là se retirait pour la contemplation et l'austérité
un religieux du prieuré de Mouthiers-Hautepierre.
A partir de 1260, Levier dépend presque dans son entier de
la maison de Chalon. Après l'affranchissement des habitants
de la serre de Montmahoux en l267, c'est en 1309 le tour des villages
de Levier et de Gevresin. La population élit alors chaque année
des prudhommes, magistrats municipaux chargés de la gestion
de la commune. En revanche, la justice demeure entre les mains du
châtelain de Montmahoux.
Pidoux de la Maduère évoque l'avenir sombre qui se dessine
: « Depuis la fin du Xve siècle, l'histoire de Levier
est une triste chronique du feu ». Le premier incendie, rapporté
dans une brève chronique latine de 1741, date de l'invasion
des Suisses. Ces derniers, battus par les Comtois... |