SUZE-LA-ROUSSE, Perle du Tricastin (Histoire
de)
par MARIN JOURNET

En écrivant cette petite monographie, Marin Journet avait un
objectif bien précis : « Notre but sera atteint, en écrivant
ces quelques pages, si la description sommaire de notre bourgade et
de ses alentours, ainsi que l'histoire de son beau château,
de ses illustres seigneurs et de ses anciens habitants, peuvent intéresser
et attirer chez nous, de vrais amateurs d'histoire locale et de beaux
monuments. »
L'auteur rapporte les deux hypothèses avancées pour
expliquer l'origine de « La Rousse » : soit la coloration
roussâtre de la terre et des roches de la Garenne et des pierres
dont est construit le château, soit l'hommage rendu à
Maruerite des Baux dite la Rousse, fille de Bertrand V des Baux, et
de Blonde Adhémar, « 1'une de nos plus jolies châtelaines
et qui avait une fort belle chevelure (1382) ».
Marin Journet, avec un lyrisme non dissimulé, dépeint
le vieux Suze : « C'est à mi-chemin du cimetière
actuel que l'on observe la plus jolie vue d'ensemble du vieux Suze
moyenâgeux, véritable dégringolade de vieilles
masures bâties en amphithéâtre et comme accrochées
à la base de l'antique château pour lui demander aide
et protection, ainsi que de faibles poussins à leur mère-poule.
»
Les premières constructions du château remontent au XIIe
siècle. Son édification à même le roc lui
procure une assise inébranlable. L'épaisseur des murs,
la forme massive, les abords abrupts et inviolables, le fossé
large et très profond... |