| RUMILLY-LÈS-VAUDES
par JEAN DAUNAY

Jusqu'au XIe siècle, Rumilly s'appelle Rumiliacum. Le sort
du village est attaché au nom de Hugues, comte de Champagne,
troisième fils de Thibaut Ier, qui prend la charge du comté
en 1093. Il sera le bienfaiteur de nombreux monastères dont
celui de Molesme. En 1104, il abandonne sa terre de Rumilly aux
moines. Ainsi, en 1250, l'abbé de Molesme et le comte de
Champagne sont co-seigneurs de Rumilly. En 1361, le village est
réuni pour moitié à la couronne royale.
Le bourg s'est constitué autour de la vieille église
; les artisans potiers ont construit leurs demeures autour du château.
Mais Rumilly sera souvent éprouvé au cours des siècles
: épidémies, famine, guerres, inondations, incendies...
En 1739, un ouragan détruit en partie l'église. Treize
maisons sont brûlées, quelques années plus tard.
Jean Daunay évoque les personnages qui ont marqué
les lieux de leur empreinte ou de leurs bienfaits, comme la famille
Colet, qui fit ériger la nouvelle église, terminée
en 1549, ou encore Pierre Pyon, riche marchand troyen qui racheta
la châtellenie et fit construire le manoir des Tourelles,
classé plus tard monument historique.
En 1886, Rumilly compte 148 maisons, 605 habitants et trois écoles.
Le lavoir est construit sur le gué communal. L'état
des routes a été amélioré. On cultive
le chanvre dans les chènevières de Nicey ; on le rouit
dans la roise du moulin du haut...
|