NOUZONVILLE (Histoire et Chronique de)
par Théophile Malicet

On rencontre le nom de Nozon-de-les-Braux pour la première
fois dans une charte datée de 1234. Nouzonville porte alors
l'appellation de l'abbaye qui règne sur la région. Ce
petit village de pêcheurs restera longtemps modeste. C'est l'apparition
de l'industrie du fer qui en fera un bourg industriel dont la renommée
s'étendra au-delà des frontières. En 1468, pour
échapper à Charles le Téméraire, Thomé,
cloutier de son état, s'installe avec d'autres Liégeois
près de la rive. Il choisit la Goutelle pour ses forges à
clous. En 1490, une vingtaine de feux de forge s'allument tous les
jours.
Au XVIe siècle, des calamités en tous genres s'abattent
sur le bourg: épidémies (typhus et peste), gelées
mortelles, crimes des tueurs de Charles Quint. Antoine de Louvain
met la région à feu et à sang : Nouzon est alors
entièrement brûlé et la moitié de ses habitants
sont massacrés.
Un siècle plus tard, on fabrique des ferrures de charronnage
et bâtiment. Citons les noms de précurseurs et d'inventeurs
: Nicolas Dewé, Jehan Malicet... En 1680, trente forgerons,
ajusteurs ou ferronniers, travaillent pour le sieur Victor Foumier.
Le XIXe siècle sera témoin de grèves d'une extrême
gravité dont Jean-Baptiste Clément aura été
l'ardent propagandiste... |