BAGNOLS-SUR-CÈZE en Languedoc
par PIERRE BERAUD

Pierre Béraud n'est pas un historien novice : on lui doit plusieurs
monographies qui ont fait date et divers travaux qui lui ont valu
le titre de lauréat du Conseil général du Gard.
Divisé en deux parties sensiblement égales qui, après
des aperçus géologiques et préhistoriques, traitent
« des origines à la Révolution », puis «
de la Révolution à nos jours », ce livre passionnant
nous fait revivre toute l'histoire riche et particulièrement
mouvementée de la cité languedocienne.
Après la période gallo-romaine et l'essor du christianisme
- il y avait une communauté chrétienne très importante
à Bagnols dès le VIIIe siècle - l'ère
féodale se caractérise par la domination seigneuriale
des vicomtes de Béziers et du baron de Sabran, par l'influence
de Philippe le Bel qui, en 1312, acquiert un dixième de la
juridiction des lieux et favorise la ville de Bagnols pour faire pièce
à l'influence d'Avignon et par l'instauration de statuts municipaux
urbains et champêtres qui réglementent les activités
locales. La croissance de la cité est menacée par les
routiers et par les Tuchins (paysans révoltés), mais
ce sont surtout les guerres de religion qui ensanglantent le pays
et le 4 février 1628 on brûle encore sur la place publique
des bibles et des psautiers pris aux réformés. Ensuite,
le renouveau catholique se confirme. A la fin du XVIIe siècle,
c'est l'urbanisme qui est roi à Bagnols : deux esplanades sont
créées, aux Perrières et à la porte de
Bourgneuf. Les travaux se poursuivent au siècle suivant avec
l'esplanade de la Polagière et la ville est divisée
en quatre quartiers (le Marché, le Front Petite, le Petit Puech
et le Grand Puech) eux-mêmes subdivisés en isles... |