CADOURS
et sa région (Notices sur)
par BERNARD UFFERTE

L'ouvrage consacré à Cadours et à sa région
possède la qualité d'être à la fois attrayant
dans la forme et substantiel dans le fond : tout se passe comme si
l'auteur, nourri pendant ses années d'enfance par les récits
de ses grands-parents, reprenant la tradition familiale, nous racontait,
avec précision et passion, ce que furent et ce que sont ces
lieux. Assis à ses côtés, « autour de la
cheminée à l'ample manteau », nous l'écoutons
nous parler du Marguestaud, petit affluent de la Garonne bien connu
des Cadoursiens, des poteries de Cox, du château de Laréole,
des campagnes, aux lignes et aux coloris si sereins, de Cabanac, Brignemont
et Gariès. Mais ce conteur, poussé dans le terroir,
prise fort peu les légendes ; ce qu'il nous restitue, c'est
la réalité de Cadours et de sa région, dans son
passé, ses usages et son développement.
D'abord la topographie des communes, les querelles sémantiques
sur l'origine du nom de Cadours, les armoiries longtemps ignorées
par les Cadoursiens, le patois local (femme/hénno, feu/hoc,
fontaine/hount...) et l'époque de l'Ancien Régime :
ce sont alors des guerres continuelles du VIIIe au XIe siècle,
c'est l'existence d'un château (à Cadours) à la
fin du XIIIe siècle, l'appartenance civile de la cité
et des communes environnantes au comté de l'Isle-Jourdain jusqu'à
la réunion à la Couronne, lors de l'avènement
d'Henri IV et la subordination religieuse au diocèse de Lombez... |