IS-SUR-TILLE (Histoire d')
par Auguste Mochot

Après avoir évoqué les origines de sa ville natale,
les débats d'ordre étymologique sur son nom et l'apparition
de la bourgade dans l'histoire (en 731), Auguste Mochot brosse un
panorama vivant et tragique de son passé, décrivant
les exactions du sire de Châteauvillain, les ravages exercés
par les Écorcheurs, les guerres de religion, les pillages du
général Galas, la période révolutionnaire,
relativement calme et les réquisitions ennemies en 1814.
Ensuite, il s'attache à faire revivre Is-sur-Tille au quotidien,
dès l'époque médiévale : c'est d'abord
le pouvoir seigneurial, avec les maisons de Thilchâtel, de Loches
et de Grattedos, les fiefs des Moulins des Courtines et de Jean de
Norges, le domaine royal et les seigneurs engagistes. Puis il décrit
les activités religieuses dans la cité, dont les foyers
de prosélytisme sont l'église et les chapelles Saint-Éloy,
Saint-Jean, Saint-Nicolas et l'abbaye de Sainte-Bénigne ; un
hôpital est fondé en 1417 par Jacques Miton, une maladrerie,
située près du Cornet-Bury, est édifiée,
elle, au XIIIe siècle et le temple protestant inauguré
le 9 avril 1600 ; dans le domaine militaire, les fortifications de
la ville entreprises en 1583 et les trois portes avec ponts-levis
n'assurèrent à la cité aucune sécurité,
bien au contraire : les troupes ne cessèrent d'affluer pendant
les 20 ans qui suivirent, ligueurs et autres partisans... |