Quelques événements du 30 JANVIER

30 janvier 1368
L'empire de Gengis Khan s'écroule. « Un seul soleil au ciel, un seul souverain sur terre », telle fut la devise de Gengis Khan. L'Empire mongol, le plus grand qui ait été réuni sous la main d'un seul homme, s'étendait de la mer Noire à la mer de Chine, de Pékin à la Volga.
Gengis Khan était devenu le chef de sa tribu à la suite du rapt de sa femme : Boerté. Il écrasa ses ravisseurs et la libéra. Cette victoire lui valut un tel prestige qu'il fut nommé Chef Océan, c'est-à-dire, en mongol, Gengis Khan. Ce nom seul, un peu comme celui d'Attila, semait partout la terreur. La réputation de la cruauté des Mongols était célèbre jusqu'en France qui, pourtant, n'en vit jamais un seul. La seule description du physique des guerriers de Gengis Khan terrifiait. C'étaient généralement des hommes de stature courte, trapue avec un énorme torse, des jambes arquées, une figure aplatie aux yeux bridés, à la peau jaune rougeâtre, couturée de cicatrices pratiquées dans le but d'empêcher la barbe de pousser. C'étaient des hommes rudes, endurcis aux privations et façonnés par le climat de Mongolie où les températures oscillent entre moins 30° et plus 30°.
A ses débuts, leur civilisation était très primitive. Ils rendaient un culte au ciel Tangri - ce qui signifie, contrairement à ce que l'on pourrait croire, Ciel bleu. Pour adorer la statuette de ce dieu, ils levaient les mains en l'air et grinçaient trois fois des dents.

30 janvier 1647
Les Ecossais livrent Charles Ier aux Anglais. Après la funeste bataille de Naséby, perdue contre les parlementaires anglais, Charles Ier s'était jeté dans les bras des Ecossais. Il espérait qu'étant né parmi eux, et leur ayant toujours marqué de la préférence, il en serait plus favorablement traité que par les Anglais : il se trompait. Les Ecossais, maîtres de la personne de leur souverain, le regardèrent comme une proie dont ils devaient tirer le parti le plus avantageux. Ils avaient à répéter sur les Anglais 2 000 000 sterlings d'arriéré. C'était la seule occasion qui pût s'offrir d'en obtenir le remboursement, en consentant de leur livrer à cette condition le prisonnier qu'ils réclamaient. Cette infâme considération étouffa en eux tout sentiment d'honneur et d'humanité ; le reste de l'année se passa à disputer sur une modération du prix exigé. Enfin, après l'avoir réduit à 400 000 livres sterlings, les Ecossais, ce 30 janvier, remettent le roi entre les mains des commissaires que le parlement leur avait envoyés. Charles s'échappa encore une fois des mains de ses ennemis ; mais il fut trahi pour la seconde fois par un sujet infidèle, et contraint de subir sa malheureuse destinée.

30 janvier 1649
Décès du roi d'Angleterre Charles Ier, exécuté par décollation.

30 janvier 1828
Naissance des omnibus parisiens. Au début du XIXe siècle, on reprit l'idée des carrosses à cinq sols qui, au XVIIe siècle, possédaient des départs à heures réglées, des trajets immuables, et des prix modiques. C'est en 1828 que Baudry, qui avait exploité avec succès à Nantes un service de voitures omnibus, obtint la permission de faire rouler les premières voitures sur les Boulevards. Ces véhicules, qui avaient l'aspect des anciennes diligences, contenaient de douze à vingt personnes, toutes à l'intérieur, l'impériale n'étant pas encore connue.
Des affiches placardées sur les murs de Paris annoncèrent en ces termes leur création : « Ces voitures, dont le nombre va progressivement être porté jusqu'à cent dans Paris, préviennent de leur passage par un jeu de trompettes de nouvelle invention. Elles sont organisées de manière qu'elles s'arrêtent au moindre signe fait au cocher ou au conducteur, que la portière située dans la partie postérieure ne fait courir aucun danger aux personnes qui montent ou descendent, qu'un conducteur chargé de la perception du prix de la course veille au maintien de l'ordre qui doit toujours y régner. Chacune d'elles porte sur ses flancs l'indication du point de départ et d'arrivée. Le prix de la course, qui est de 25 centimes, ne variera jamais quel que soit le point de la ligne où monte le voyageur qui fait arrêter partout où il veut descendre. »

30 janvier 1879
Mac-Mahon refuse de signer le décret d'épuration de l'administration que les Républicains veulent lui imposer, et donne sa démission. Jules Grévy lui succède.

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