Quelques événements du 23 FÉVRIER

23 février 1440
Gutenberg découvre l'imprimerie. On a souvent dit que Gutenberg n'avait pas été le réel inventeur de l'imprimerie. Il est certain qu'au XVe siècle, cette découverte était « dans l'air du temps ». On trouve une première mention de l'imprimerie dans les récits de voyage de Marco Polo. Les Chinois auraient, en effet, vers l'an 1000, créé une machine à imprimer destinée à farbiquer des cartes à jouer. Avant Gutenberg, on était parvenu à mettre au point un certain procédé pour imprimer : il s'agissait de planches en bois finement gravées. On coulait de l'encre dans les rainures et on y appliquait une feuille de papier. Mais cette méthode était trop longue et toute correction demeurait à peu près impossible. La véritable originalité de Gutenberg fut d'inventer des lettres métalliques, et surtout, mobiles.

23 février 1447
Mort du pape Eugène IV. Son pontificat est remarquable par le vingt-septième et le dernier schisme considérable, excité pour la chaire de Saint-Pierre. Gabriel Eugène IV, né à Venise d'une famille obscure, s'éleva par son mérite, de l'ombre du cloître jusqu'à la chaire pontificale. Il succéda au pape Martin V en 1431. Le concile séant alors à Bâle, commença par déclarer que le pape n'avait ni le droit de le dissoudre, ni même celui de le transférer. Le pape Eugène, sur cet énoncé, ordonna la dissolution du concile.
Pendant ce conflit entre l'autorité du pape et celle du concile, Eugène s'occupa d'éteindre le grand schisme de l'église grecque et latine. Il remporta cette glorieuse victoire, et jamais pontife avant lui n'avait paru rendre un si grand service à l'église romaine, ni jouir d'un si beau triomphe. Dans le même temps, les pères du concile le déposent du pontificat, le déclarant « rebelle, simoniaque, schismatique, hérétique et parjure »
Les rois de France et d'Angleterre, l'empereur et les princes d'Allemagne, craignant que l'esprit de parti n'eût dicté le décret de déposition, s'en plaignirent au concile. Si on considère en effet le concile par ce décret, on croit n'y voir qu'une assemblée de factieux ; et quand on le considère par les règles de discipline qu'il donna, on y voit des hommes très sages.
Le concile de Bâle ayant déposé vainement un pape très sage que toute l'Europe continuait à reconnaître, lui opposa un fantôme, un duc de Savoie, Amédée VIII, qui avait été le premier duc de sa maison, et qui s'était fait ermite à Ripaille, par une dévotion d'un nouveau genre. Une nomination qui produisit des excommunications réciproques et des injures atroces. Eugène mourut sur ces entrefaites, du chagrin que lui causaient les troubles de l'église. Ses dernières paroles furent : « O Gabriel : Qu'il eût été bein plus à propos pour toi de n'être ni cardinal, ni pape, mais de vivre et de mourir dans ton cloître, occupé des exercices de ta règle !0»
Le pape Nicolas V, successeur d'Eugène IV, termina le schisme dès le commencement de son pontificat. Le duc de Savoie se contenta d'être cardinal, et la paix fut rendue à l'église.

23 février 1525
Mort de Louis de la Trémouille.

23 février 1546
Le comte d'Enguyen est tué par un coffre qu'on lui jette sur la tête. François de Bourbon, comte d'Enguyen, oncle de Henri IV, n'avait encore que vingt-trois ans lorsqu'il gagna la célèbre bataille de Cerizoles, en Italie. Il promettait de devenir un des plus grands hommes de son siècle ; mais, deux ans plus tard, il fut tué à Rocheguyon, par un coffre qui fut jeté d'une fenêtre sur sa tête. On soupçonna de ce coup un Italien, nommé Bentivoglio, qui avait eu quelques démêlés avec ce prince. François Ier ne voulut pas qu'on poursuivît cette affaire, de peur d'y voir impliquer le dauphin Henri.

23 février 1766
Leczinski Stanislas Ier, roi de Pologne, né à Léopold, meurt à l'âge de quatre-vingt-neuf ans des suites d'une chute dans un feu de cheminée. Il avait été couronné roi en 1705 à Varsovie ; mais plus tard il fut obligé de fuir. Sa tête fut mise à prix par le général des Moscovites. Le traité de Paris de 1756 le mit en possession du duché de Lorraine et de Bar. Son règne en Lorraine a laissé de beaux souvenirs sur son caractère.

23 février 1796
Création par Carnot d'une une armée de 37000 hommes, en vue de porter atteinte aux intérêts autrichiens en Italie. Cette armée est confiée à Napoléon Bonaparte, alors jeune général de vingt-huit ans, qui avait déjà fait ses preuves lors du siège de Toulon.

23 février 1812
Abrogation du Concordat. L'échec du Concile de Paris l'année précédente avait laissé perdurer le conflit opposant le pape à Napoléon. L'Église avait refusé depuis lors de donner l'investiture canonique aux nouveaux évêques.

23 février 1848
A Paris, fraternisation de la garde nationale avec les insurgés. Le roi renvoie Guizot et appelle le comte Molé.

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