Quelques événements du 13 FÉVRIER

13 février 1542
En Angleterre, Catherine Howard, femme du roi Henri VIII, est décapitée. Elle était la cinquième femme du roi, et c'était la seconde qu'il envoyait à l'échafaud. Ce prince avait épousé en premières noces Catherine d'Aragon, tante de l'empereur Charles-Quint, avec laquelle il fit casser son mariage, pour épouser Anne de boulen. Quand il fut dégoûté de celle-ci, il lui fit trancher la tête pour épouser Jeanne de Seymour, qui mourut en couches. Après celle-ci, il épousa Anne de Clèves, qu'il répudia bientôt pour épouser une de ses sujettes, nommée Catherine Howard ; mais ayant découvert que la nouvelle reine, avant son mariage avait eu des amants, il fit trancher la tête à cette reine. Souillé de deux divorces et du sang de deux épouses, il fit porter la loi suivante : « Tout homme qui sera instruit d'une galanterie de la reine, doit l'accuser, sous peine de haute trahison ; toute fille qui épouse un roi d'Angleterre, et qui n'est pas vierge, doit le déclarer, sous la même peine. »
On disait alors, qu'il fallait que le roi épousât une veuve, et en effet, il en épousa une dans la personne de Catherine Parr, sa sicième femme, qui par bonheur pour elle, enterra son mari...

13 février 1575
Sacre de Henri III, né en 1551, troisième fils de Henri II et de Catherine de Médicis. On remarqua trois circonstances à cette cérémonie qui furent prises en mauvais augure. Quand on vint à mettre la couronne sur la tête du roi, il dit assez haut qu'elle le blessait, et elle tomba deux fois de dessus sa tête. Pendant la messe on oublia, après l'élévation, le baiser de la paix et le Te Deum ne fut point chanté. Une quatrième singularité, c'est qu'au rebours de ce qui s'était fait au sacre de Charles IX, le comte de Toulouse fut à celui-ci le premier des comtes-pairs, et le comte de Champagne le dernier ; ce qui s'est observé aux sacres suivants. Le 15 février 1575, Henri III épousera Louise de Vaudémont : un mariage sans amour, le coeur du roi étant resté avec Marie de Clèves, morte en couches le 30 octobre 1574.

13 février 1633
L'astronome italien Galilée est arrêté par l'Inquisition.

13 février 1651
Le cardinal Mazarin va délivrer les princes de Condé, de Conti et de Longueville, prisonniers au Havre, où ils avaient été transférés, après avoir été d'abord enfermés à Vincennes et puis à Marcoussis. Mazarin, persuadé qu'il n'avait plus rien à espérer des négociations de la régente avec le duc d'Orléans, voulut se donner le mérite de la délivrer des princes, et se chargea d'aller lui-même les mettre en liberté. Il arriva le 13 au Havre. La Rochefoucault raconte dans ses mémoires que le cardinal entreprit d'abord de justifier sa conduite envers eux, en leur expliquant le sujet qu'il avait eu de les faire arrêter, qu'ensuite il leur demanda leur amitié et leur dit néanmoins avec fermeté « qu'ils étaient libres de la lui accorder ou de la lui refuser, et que, quoiqu'ils fissent sur cela, ils pouvaient dès ce moment sortir du Havre, et aller où il leur plairait. Apparemment, ajoute La Rochefoucault, ils lui promirent ce qu'il voulut ; il dîna avec eux, et partit pour Sedan », d'où il se retira sur les terres de l'électeur de Cologne.

13 février 1715
On commence la démolition du bâtiment et de la pompe de la Samaritaine : la reconstruction à neuf fut achevée au mois d'août suivant. C'est le dernier des édifices que Louis-le-Grand ait ordonné. Il avait été élevé pour la première fois sous Henri III. Sa destination était de fournir de l'eau au Louvre, aux Tuileries et à différents quartiers de la capitale.

13 février 1744
Naissance de la cantatrice Sophie Arnould à l'hôtel de Lisieux, rue des Fossés-Saint-Germain, à Paris. Cet établissement était installé dans l'ancienne maison de l'amiral Coligny. C'est dans la chambre du célèbre huguenot que l'épouse de l'hôtelier Arnould mit au monde la petite Sophie qui devait devenir célèbre par son talent, sa beauté, son esprit.

13 février 1787
Mort du comte de Vergennes. Charles Gravier, comte de Vergennes, commandeur de l'ordre du Saint-Esprit, chef du conseil royal des finances, ministre des affaires étrangères, descendait d'une famille noble de Bourgogne. Son esprit actif et conciliant l'ayant fait connaˆtre à la cour, il fut nommé en 1755 ambassadeur à Constantinople. Il trouva dans cette place importante, de nombreuses difficultés à vaincre, mais il eut la gloire de les surmonter ; il se concilia l'estime et le bienveillance, non seulement du roi son maître et du grand-seigneur, mais encore des deux impératrices, Marie-Thérèse et Catherine II.
En 1771, il fut envoyé ambassadeur en Suède, et eut beaucoup de part à cette mémorable révolution de 1772, qui rendit à la couronne son ancien éclat.
Dès que Louis XVI fut sur le trône, il s'empressa de l'appeler auprès de lui, en le plaçant à la tête du département des affaires étrangères, et en lui accordant la plus grande confiance pour le gouvernement intérieur du royaume. Sous son ministère, la France reprit dans les pays étrangers, une considération politique d'autant plus solide qu'elle était fondée sur les vertus du comte de Vergennes. Son désir le plus vif et son zèle le plus ardent, furent toujours de prévenir l'effusion du sang humain, et d'accommoder les différends qui auraient pu amener la guerre. C'est 3 ce pacificateur des nations que l'Europe dut la paix de Teschen, celle de 1783, et l'accommodement des disputes entre l'empereur et la Hollande. C'est à lui que la France est redevable d'un traité de commerce avec la Russie, fruit d'une sage politique.
Considéré comme ministre de l'intérieur du royaume, le comte de Vergennes descendait jusqu'aux détails de cette administration vaste et compliquée, joignant à l'opiniâtreté d'un travail sec et fatigant, l'attention d'écrire de sa main des lettres pour secourir des malheureux obscurs, donnant un accès libre et facile à tout le monde, et n'ayant jamais laissé aucune demande sans réponse.
Si sa vie fut un modèle pour ceux qui gouvernent, sa mort leur offrit encore des leçons. Lorsqu'il eut reçu le viatique, un de ses confr2res s'étant approché de son lit, il lui dit : « Je viens de remplir un devoir que nous devons tous remplir, mais que nous devrions répéter plus souvent. » Il avait demandé à être inhumé dans le cimetière de la paroisse sur laquelle il mourrait. Ses obsèques ne furent pas aussi modestes qu'il l'aurait voulu : les ministres et les plus grands seigneurs de la cour s'empressèrent d'honorer son convoi de leur présence et de leurs regrets. Les divertissements furent défendus à Versailles et, pour mettre le comble à son éloge, Louis XVI le pleura.

13 février 1790
L'assemblée Constituante décrète la suppression des ordres religieux.

13 février 1800
Soucieux de faire la guerre dans de bonnes conditions financières, Bonaparte crée la Banque de France, dont les statuts ont été approuvés, le 6 janvier. Elle est dirigée par un conseil de quinze régents et présente un capital de 30 millions.

13 février 1895
Louis et Auguste Lumière déposent le brevet du Cinématographe. Né en 1894, Louis Lumière est le fils d'un industriel franc-comtois spécialisé dans la fabrication de matériel photographique. Passionné, Louis se consacra jusqu'à la fin de ses jours à ses recherches sur la photographie en couleurs, la stéréo-synthèse et le film en relief. Aidé par son frère Auguste, Louis perfectionna les travaux d'Étienne-Jules Marey, de Goerges Demény ou encore de Thomas Edison, donnant ainsi naissance à l'enregistrement photographique du mouvement, en utilisant une pellicule perforée et un mécanisme simple d'enclenchement (système qui fit l'objet du brevet déposé ce jour). A l'époque, le Cinématographe ne représentait qu'une curiosité scientifique, à laquelle ses créateurs ne voyaient pas d'avenir commercial ou artistique.

13 février 1917
Ce matin-là, le commissaire Priolet, suivi de cinq inspecteurs, venait arrêter la nommée Zelle, autrement dit la fameuse espionne Mata-Hari, dans la chambre n°113 que la danseuse occupait à l'Elysée-Palace. Elle ne fut pas le moins du monde gênée en s'habillant devant les six policiers et leur offrit même, dit-on, des crottes de chocolat qui se trouvait dans un casque à pointe transformé en coffret.

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