Quelques événements du 9 OCTOBRE

9 octobre 1688
Mort de l'architecte Claude Perrault, auteur des dessins de la Colonnade du Louvre, commencée en 1666, et terminée en 1670. Le ministre Colbert avait tant à coeur de voir cette oeuvre achevée, qu'il fit défendre « à tous ouvriers de s'employer à d'autres travaux d'architecture, sous peine de prison pour la première infraction, et de galère pour la seconde. »

9 octobre 1793
Lyon, après un siège de près de cinquante jours, capitule devant les armées de la République. Les Lyonnais, révoltés par la « tyrannie jacobine » et dressés contre la Convention, sont affamés. Bombardés sans relâche par les soldats de Kellermann, ils se rendent à 6 heures du matin. Dans la journée, les deux délégués de la Convention, Couthon et Laporte, viennent reprendre possession de l'Hôtel de Ville. La répression sera terrible et Lyon reçut le nom de Commune Affranchie que la ville porta jusqu'en thermidor.

9 octobre 1818
Congrès d'Aix-la-Chapelle, et convention pour l'évacuation du territoire français.

9 octobre 1831
Assassinat de Capo-d'Istria, président du gouvernement de la Grèce.

9 octobre 1890
Le premier vol de l'« Éole ». Le 19 avril 1890, un ami d'Ader, Armengaud, était allé déposer le brevet d'invention de quinze années pour l'appareil ailé de son ami Ader, une chauve-souris baptisée l'Avion. Et, le 9 octobre de cette même année, sur une pelouse du château d'Armainvilliers, chez M. et Mme Pereire, Ader fit son premier vol avec son avion baptisé l'Eole, ou plutôt son premier bond. Voici ses propos :
«Un saut de puce peut-être... un saut de cinquante centimètres, mais ce n'en était pas moins un vol... Le premier essai ne fut qu'à demi réussi. Les traces des roues sur la terre battue étaient sans doute au milieu du parcours extrêmement légères, mais je n'avais fait que me soulever. La démonstration n'était pas encore complète. Je fis appel à toute ma hardiesse en même temps qu'à toute ma prudence. Mon appréhension était extrême ; mon esprit était constamment hanté par cette limite de deux cents mètres qu'il ne me fallait pas dépasser sous peine d'aller me briser dans les arbres. Enfin, revenu à mon point de départ, et après avoir recommandé à Vallier et à Espinosa d'apprécier la hauteur du soulèvement, je me préparai à repartir en donnant au moteur presque toute sa puissance. Je confesse que mon coeur battait à se rompre : de ce que j'allais faire dépendait la question de savoir si, oui ou non, l'homme monté sur une machine pouvait voler. Je m'élançai à vive allure : les soubresauts des roues sur le sol cessèrent presque aussitôt et, pendant quelques secondes, je me trouvai suspendu dans une sorte d'aise indéfinissable. Mais la fin de la piste était tout près et n'en permit pas davantage. J'ai arrêté tout de suite le moteur, et l'Eole reprit contact avec le sol... »
Ce bond de cinquante centimètres en hauteur et de cinquante mètres en longueur n'avait été constaté par aucun procès-verbal officiel. On nia que Ader avait été le premier homme à quitter le sol sur un plus lourd que l'air. Et ce fut le drame de sa vie.

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