Quelques événements du 7 FÉVRIER

7 février 457
Léon Ier est proclamé empereur d'Orient. Ce pauvre empereur devait mourir de dysenterie. A la fin de sa vie, il se trouvait tellement affaibli que si l'on mettait du feu devant ou derrière lui, on voyait au travers de son corps - du moins on l'affirmait.

7 février 1297
Bulle pontificale Romana Mater Ecclesia, conférant au roi le droit de lever des subsides sur le clergé sans l'autorisation du pape, en cas d'impérieuse nécessité.

7 février 1314
Condamnation à mort d'un taureau qui avait tué un jeune homme d'un coup de corne. Les juges du comté de Valois traînèrent alors en justice l'animal, entendirent les dépositions de tous les témoins et prononcèrent une condamnation à mort qui fut confirmée par arrêt du Parlement de Paris.

7 février 1512
Le duc de Nemours, gouverneur du Milanais pour Louis XII, fait lever le siège de Bologne à Pierre Navarre, général espagnol.

7 février 1623
Signature du traité qui allie la France à la Savoie et à Venise contre l'occupation de la Valteline par les soldats du pape qui sont pro-espagnols.

7 février 1662
Etablissement des carosses publics, par heure, lesquels succédèrent à ceux établis en 1650, sous le nom de carosses à cinq sols : ils sont nommés fiacres, parce que les loueurs de ces carosses avaient pour enseigne l'image de Saint-Fiacre.

7 février 1668
Le prince de COndé reçoit les clefs de Besançon. La prise de cette place acheva la conquête de la Franche-Comté.

7 février 1689
Les états d'Angleterre, assemblés sous le nom de Convention, décident après une longue délibération, que Jacques II, ayant renversé autant qu'il était en lui les lois fondamentales d'Angleterre, violé le contrat originel qui était entre lui et son peuple, et ensuite abandonné le royaume, il avait par-là laissé le trône vacant. Ils décident encore qu'un prince, professant la religion catholique et romaine, ne pouvait être roi d'Angleterre.

7 février 1752
Monseigneur de Beaumont fait interdire la vente et la détention des deux premiers tomes de l'Encyclopédie d'Alembert et de Diderot. Pour condamner l'Encyclopédie, les jésuites entretenaient soigneusement deux bonne raisons : ils en voulaient d'abord à Diderot qui avait refusé leur collaboration à l'ouvrage, mais surtout ils ne lui pardonnaient pas de faire concurrence à un dictionnaire qu'ils venaient eux-mêmes de faire paraître. « Quels ennemis nous avons, soupirait Diderot, qu'ils sont constants ! Qu'ils sont méchants ! »
Mais, avant même la parution du premier volume, le succès commercial de l'Encyclopédie fut immense, puisque, dès le début du lancement, on recuillit 4300 souscriptions. Et bient&ocitc;t, l'Encyclopédie se trouva dans toutes les bibliothèques, depuis celles des châteaux jusqu'à celles des petits curés de campgane.
Devant un tel succès, le Parlement et le Haut Clergé s'inquiétèrent. Le roi fut d'abord timidement confisquer quelques exemplaires, puis accepta de condamner totalement l'ouvrage. C'était là un geste purement officiel ; l'Encyclopédie avait des partisans très haut placés : Mme de Pompadour et le Lieutenant de Police lui-même protégeaient sa parution clandestine et le chef de la censure, à la veille d'une saisie, offrait à Diderot de cacher les épreuves dans son propre bureau.

7 février 1762
Mort du maréchal de Maillebois, fils du contrôleur-général, Nicolas Desmarets. Il servit avec succès dans la guerre de 1701, et dans celle de 1733 ; il soumit, en 1739, l'île de Corse, qui se révolta de nouveau après son départ, mais qui fut soumise définitivement en 1769, et principalement d'après les plans de M. de Maillebois, à qui cette expédition de Corse, en 1739, avait valu le bâton de maréchal.
Il commanda en Allemagne et en Italie, pendant la guerre de 1741. Il a laissé un fils, le comte de Maillebois, en qui les militaires ont reconnu des talents supérieurs encore à ceux de son père.

7 février 1812
Naissance de Charles Dickens. Il deviendra un grand romancier de l'époque victorienne.

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