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Quelques événements du 5 FÉVRIER
5 février 1286
Philippe le Bel est couronné roi de France à Reims.
5 février 1517
François Ier se rend au parlement pour y faire approuver le concordat ; ce corps, de l'avis des prélats et de l'université, élude l'enregistrement.
5 février 1556
Trêve de cinq ans, conclue à Vaucelles, entre Charles-Quint et le roi de France Henri II.
5 février 1571
Soliman, empereur des Turcs, se rend maître de Belgrade. Ce boulevard de la chrétienté avait été plusieurs fois attaqué en vain par les sultans Amurat II et Mahomet II, prédécesseurs de Soliman.
5 février 1589
Le parlement de Toulouse reconnaît pour roi le cardinal de Bourbon, et ordonne de battre monnaie à son coin. La ligue fit servir de fantôme de roi à l'exécution de ses projets contre Henri IV.
5 février 1626
Paix de La Rochelle, qui garantit celle de Montpellier. La Rochelle fait partie des places fortes qu'Henri IV a concédé aux protestants pour leur sécurité. Si Richelieu peut tolérer que les protestants tiennent tête à son pouvoir, il ne pourra plus, un an plus tard, admettre le pacte qui lie La Rochelle à l'Angleterre. Cette dernière déclare la guerre à la France.
5 février 1691
Harangue du prince d'Orange à La Haye. Ce qui met le comble à la gloire de Louis XIV, c'est d'avoir été loué par le fameux prince d'Orange, son plus mortel ennemi, dans la harangue que ce prince fit à La Haye ce jour, en présence de tous les princes ligués alors contre la France, c'est-à-dire de presque toute l'Europe. Il exalta dans cette circonstance, le courage et la sagesse du monarque, l'appela le plus puissant des rois, la terreur et le modèle de ses ennemis. On connaît la réponse du même prince à un de ses courtisans qui, dans le temps où Louis XIV s'attacha à Madame de Maintenon et donna le ministère de la guerre à Barbezieux, disait avec une plaisanterie amère, « qu'on n'avait jamais vu de monarque avoir une si vieille maîtresse et un si jeune ministre. - Vous devez en conclure, répondit le prince, qu'il n'est gouverné ni par l'une ni par l'autre. » « Je ne sais, disait encore le prince d'Orange, pourquoi l'on me regarde comme un si grand ennemi du roi de France, car personne ne lui marque plus d'estime que moi ; dès qu'il a donné un ordre pour ses troupes, je le fais exécuter dans les miennes, et je l'imite en tout. »
5 février 1725
Béring appareille pour sa première expédition. Le détroit de Béring et la mer de Béring furent probablement explorés pour la première fois en 1648 par des bateaux russes. C'est seulement en 1728 que Béring s'engagea dans ce détroit et découvrit les îles Saint-Laurent et Diomède. En 1730, la première carte de ce détroit fut tracée. A la tête d'une nouvelle expédition en 1733, Béring naviguera le long de la côte nord de la Sibérie, depuis Saint-Pétersbourg jusqu'au golfe de l'Alaska, qui l'atteindra en été 1741. Puis il partira en reconnaissance le long de la côte sud-ouest de l'Alaska, mais dut hiverner sur une île inhabitée portant désormais son nom, où il mourut avec plusieurs hommes.
5 février 1727
Mort du père Sébastien. Jean Truchet, plus connu sous le nom du père Sébastien, très grand machiniste, et membre de l'académie des sciences, était né à Lyon en 1657, et entra chez les Carmes à l'âge de dix-sept ans ; il se forma dans le cabinet de M. de Servière à Lyon, objet de curiosité alors pour les voyageurs et les étrangers. Charles II, roi d'Angleterre, avait envoyé à Louis XIV les deux premières montres à répétition qu'on eût encore vues en France ; ces montres s'étant dérangées en ne pouvant s'ouvrir que par un secret, l'horloger du roi ne put y travailler, faute de savoir les ouvrir. On allait les renvoyer en Angleterre, lorsque l'horloger, qui connaissait le génie du père Sébastien pour la mécanique, indiqua le jeune carme comme seul capable d'ouvrir les montres : en effet, il les ouvrit, et les raccommoda, mais sans savoir qu'il travaillât pour le roi. « Quelque temps après, dit Fontenelle, il vient de la part de Colbert, un ordre au père Sébastien de le venir trouver à sept heures du matin d'un jour marqué : nulle explication sur le motif de cet ordre, un silence qui pouvait causer quelque crainte ; le père Sébastien ne manqua pas à l'heure : il se présente assez inquiet ; le ministre le loue sur ses montres, lui apprend pour qui il a travaillé, lui donne six cents livres de pension, dont la première année, selon la coutume de ce temps-là, lui est payée le même jour. » Il n'avait alors que dix-neuf ans ; ainsi encouragé, le père Sébastien fit des progrès rapides, et se distingua surtout par des travaux utiles. Il fournit un grand nombre de modèles pour différentes manufactures, pour les proportions des filières des tireurs d'or de Lyon, pour le blanchissage des toiles à Senlis, pour la fabrique des monnaies de France ; il ébaucha l'art, perfectionné depuis, de faire des mains artificielles. Le père Sébastien imagina pour le duc de Noailles, qui faisait la guerre en Catalogne, de nouveaux canons, qui se portaient plus aisément sur les montagnes, et se chargeaient avec moins de poudre ; c'est lui qui a inventé une machine pour transporter de gros arbres tout entiers sans les endommager, « de sorte, dit Fontenelle, que du jour au lendemain Marly changeait de face, et était orné de longues allées arrivées la veille. » Lorsque Pierre le Grand, empereur de Russie, vint à Paris en 1717, il alla voir le père Sébastien, et voulut boire avec lui dans le même verre.
5 février 1810
Napoléon rétablit la censure et déclare : "Le droit d'imprimer n'est pas du nombre des droits naturels." Il crée les prisons d'Etat pour, selon ses propres mots, "les personnes détenues sans qu'il soit convenable ni de les faire traduire devant les tribunaux ni de les mettre en liberté".
5 février 1817
Vote de la loi Laîné, réformant les dispositions électorales : pour prétendre au statut d'électeur, il faudra désormais être un homme âgé d'au moins trente ans, et payer 300 francs d'impôts. Les hommes de plus de quarante ans devront quant à eux payer 1 000 francs d'impôts.
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